QUELQUES NOTIONS INDISPENSABLES

Pour déterminer les dimensions de sécurité d‘un box , il est indispensable de prendre connaissance de l’encombrement d’un cheval du à son comportement éventuel. Voir schémas ci-dessous.

MENSURATIONS D’UN CHEVAL DE SPORT 1.65M au garrot
Dimension du BOX cheval dim. 3x3m mini + couloir de distribution
Dimension du box : 9m2 mini par cheval ou grand poney
Hauteur sous plafond : 3.40m mini/ de passage sous porte : 2.40m mini
Hauteur de la partie basse : 1.30m mini Largeur de passage de porte extérieure : 1.20m
Largeur de passage de porte intérieure de porte intérieure : 1.30m
Dim. stockage fourrage (au sol recommandé) 2.50m2 x Ht 3.50m par mois et par cheval (si alimentation traditionnelle de paille et foin);

 

QUALITES PRINCIPALES D’UNE ECURIE

Lorsqu’un cheval, animal parfaitement adapté à la vie en plein air toute l’année, est logé en écurie, l’objectif est de lui procurer un environnement aussi sain à l’intérieur que celui qu’il aurait connu à l’extérieur, avec une meilleure protection contre la sévérité des éléments. Une attention particulière doit être portée sur les points suivants :

- la température doit rester aussi uniforme que possible sans amplitude
- le renouvellement d’air (courants d’air à la hauteur du cheval à proscrire),
- l’atmosphère doit être saine et sans condensation sur les parois,
- privilégier l’éclairage naturel,
- sol résistant, imperméable et non glissant,
- nourriture et abreuvement en quantité et qualité suffisante (un bon stockage entraîne un bon aliment)

De la température
La température est liée au bien être respiratoire du cheval de 2 façons :
1– la température à un effet sur l’évolution des litières, des spores, la multiplication des bactéries,
2– une température excessivement basse ou élevée diminue la résistance des chevaux aux maladies
La température idéale est comprise entre 10 et 25°C sans variation brusque, toutefois le cheval supporte de vivre en 5 et 30°C sans problème majeur si l’on prend quelques précautions (comme de s’assurer qu’il soit sec avant de rentrer au box). Un cheval peut tolérer des températures négatives après un temps d’acclimatation et lorsqu’on n’en attend pas de performances sportives, si on lui laisse son poil d’hiver ou si on lui met une couverture et qu’il n’est pas exposé au courants d’air.
Le seul critère de la température ambiante ne suffit pas à définir la qualité de l’atmosphère d’une écurie. En pratique, le souci de garder une écurie chaude en hiver, conduit souvent à réduire excessivement la ventilation. Or si le cheval est l’une des espèces domestiques les plus tolérantes aux basses températures, il est en revanche vulnérable à l’humidité qui se concentre dans un bâtiment sans aération, car l’humidité réduit le pouvoir isolant de sa robe et provoque l’augmentation des pathologies.

De l’isolation
La lutte contre le froid passe d’abord par une ISOLATION du bâtiment (l’idéal sont les bâtiments réalisés en bois car 4cm de bois équivaut 36cm de béton en terme de pouvoir isolant). De plus elles sont économiques par rapport aux constructions en dur. L’isolation SOUS- TOITURE (et non la réalisation d’un plafond afin de ne pas réduire le volume d’air par cheval et de ne pas risquer les accidents au cabrage et la diminution de la ventilation de l’air) est très importante, l‘idéal étant le contreplaqué couvert avec un matériaux isolant bitumé de qualité. En France, on fait presque toujours l’économie de ce poste sans réaliser les risques majeures de pathologies respiratoires qu’ils entraînent.

De la ventilation Insuffisante :
elle entraîne l’absorption des poussières en suspension et encombre les poumons plus sensibles alors au virus et bactéries. Elle se repère facilement par une condensation importante qui entretient une ambiance malsaine et conduit également à une dégradation rapide du bâtiment (humidité + ammoniaque dissous donne un effet corrosif renforcé) Excessive : elle devient courant d’air. Les courant d’air sont fréquents lorsque l’air pénètre par une ouverture unique de grande surface (porte d’écurie ouverte) ou lorsque les boxes qui donnent sur l’extérieur communiquent entre eux par des barreaudages.
L’objectif à atteindre est un renouvellement complet du volume d’air 4 fois par heure, portes fermées en l’absence de vent.La ventilation idéale est la ventilation par le sous-toit ressortant en faîtage ventilé (Ventilation satisfaisante obtenue sur boxes extérieurs de faîtage mini Ht 3,40m)

De l’importance des matériaux de construction
Le phénomène de condensation sur les parois d’une écurie dénote la construction en matériaux à forte conductivité thermique donc non-isolants ce qui entraîne la prolifération des bactéries, une atmosphère malsaine.froide l’hiver et chaude l’été. (voir page précédente " isolation ")
Les phénomènes de condensation sont réduits au maximum dans les écuries en bois. L’eau contenue dans le béton banché peut demander des années pour s’évacuer, de plus la perméabilité et le pouvoir isolant de ce matériau est faible et le coût de mise en œuvre plus élevé.
Le contreplaqué utilisé comme matériau principal (parois ou portes) est à éviter compte tenu de sa faible résistance mécanique et de sa faible pérennité, des colles fortes employées pour leur fabrication, de leur éclatement qui peut provoquer des blessures lorsque les fibres se désolidarisent sous le choc du bottage.
Il reste l’emploi des bétons cellulaires qui outre leur coût importants demandent un enduit de finition pour être imperméable et résistants

Des sols
Aujourd’hui, les sols sont généralement réalisés en béton dosé à 350Kg de ciment/m3 , solution économique et satisfaisante. L’épaisseur de la dalle doit être de 12 à 15 cm, armée en partie haute par un treillis métallique de 10x10 cm (pour éviter les fissurations), coulée sur un blocage de matériau tout venant fortement compacté de 20 cm environ (blocage pouvant être complété par 5 cm de sable) De toutes évidences, et selon les contraintes de votre terrain, un maçon local vous informera sur la meilleure dalle béton à réaliser.
En écurie intérieure, le couloir doit être équipé d’une pente pour évacuation des eaux de nettoyage mais pas les boxes car les aplombs des chevaux séjournant dans les boxes souffrent.
En écurie extérieure pour les mêmes raisons seul le trottoir est équipé d’une pente transversale avec le fil d’eau à l’aplomb de l’égout de l’auvent.

De la sécurité en général
Il est nécessaire de concevoir des installations fonctionnelles et sécurisantes pour monter à cheval sans risque dans un cadre chaleureux, accueillant pour maintenir des chevaux en bonne santé physique et morale. Techniquement, il n’existe pas de norme AFNOR (pour la France), ni ISO (internationales) des aménagements hippiques. C’est pourquoi, il est recommandé d’employer des solutions techniques qui ont fait leurs preuves dans le domaine de la sécurité, de la fonctionnalité et de la rusticité sans négliger l’aspect esthétique.
Mais il est aussi important de maîtriser les coûts d’investissements ce qui revient à bien connaître les contraintes de l’hébergement des équidés pour ne pas en faire NI TROP NI TROP PEU.

Des chevaux et des personnes
1- Il faut utiliser

  • des matériaux adaptés type bois massif douglas traité en autoclave: planches emboîtées par rainage-bouvetage empêchant la déformation des parties basses de boxes, qui n’éclate pas en écharde en cas de " bottage ",
  • Un barreaudage vertical en partie haute espacement de 60mm pour qu’un cheval ne puisse se coincer un sabot,

2– Il faut éliminer

  • les parties saillantes,
  • les linteaux trop bas (erreur de bon nombre fabricants qui veulent réduire les coûts de fabrication en fabricant des boxes trop bas)
  • les sols glissants susceptibles d’entraîner des chutes et des blessures

3– il faut protéger les alimentations électriques contre les dents des chevaux,

4– il faut éclairer l’extérieur afin de pouvoir faire les boxes et circuler de nuit

5– il faut prévoir en cas d’incendie pour 12 à 24 boxes : 3 sorties , pour 24 à 36 boxes : 4 sorties

De la fonctionalité de l’installation.
Il faut :

1- réduire les distances à parcourir fréquemment (par exemple entre l’écurie et la sellerie, entre le stockage des aliments et l’écurie)

2- mécaniser le curage des boxes : (séparations coulissantes ou façades coulissantes) permettant le passage d’un micro-tracteur et sa remorque,

3- mettre à l’abri les aires de circulation (auvent devant les boxes extérieurs),

4- avoir un accès aisé à l’aire de stockage des fourrage pour les véhicules de livraison. Le stockage au sol est fortement recommandé . La solution de stockage des fourrages en Grenier au-dessus des écuries, traditionnelle au XIXème siècle est totalement inadaptée au conditionnement actuel en grosses bottes de paille et de foin, en particulier du fait des charges importantes que ce conditionnement impose au plancher et tout à fait déconseillée en raison des risques d‘incendie. Par ailleurs, la manutention est plus facilement mécanisable à un coût raisonnable en cas de stockage au sol.. En cas de hangar fermé, il faut une porte assez haute pour pouvoir reculer avec une remorque chargée,

5– placer les mangeoires à l’entrée du box (plutôt qu’au fond),

6– pouvoir fermer certains boxes à clefs (sellerie-graineterie),

7– construire une trame standard permettant les extensions éventuelles,

8– pouvoir moduler les boxes en sellerie ou box spécifique -(étalon-poulinière) au besoin.

Du choix du mode de vie

En stabulation libre
Les équidés vivant en pâture avec un abri pour se nourrir, se protéger et se reposer sont proches de leur mode de vie naturel. C’est pourquoi, ils sont psychologiquement et physiquement équilibrés et sains. Ils se dépensent à leur aise et ne souffrent jamais d’ankylose, le renouvellement d’air étant suffisant, ils souffrent rarement de maladies respiratoires souvent dues aux poussières en suspension et à l’humidité stagnante Il faut bien étudier les compatibilité des races à ce mode de vie (par exemple éviter les chevaux de sport, de valeur ou de race précieuse qui risquent la blessure et de ne pas s’adapter aux rigueurs du temps). Il faut aussi prévoir les compatibilités de caractères sachant qu’il faut au minimum 2 animaux au pré pour éviter l’ennui Il faut prévoir un espace d’environ 9m2 par cheval, 4 à 8m2 pour un poney ou un âne avec une mangeoire et un abreuvoir par bête pour éviter les contaminations. Dans nos régions tempérées, ce mode de vie peut être utilisé toute l’année. D’un coût économique lorsque l’abri est résistant aux intempéries , il sera de préférence en bois pour ses qualités d’isolation tant l’été que l’hiver et sera agrémenté de cloisons de retour pour le repos. L’entretien de la litière peut s’effectuer une fois par semaine. Vivant sa liberté pleinement, la difficulté pour l’attraper lorsqu’il paît tranquillement devient le principal inconvénient. De plus, la nécessité de les surveiller quotidiennement implique que l’abri soit esthétique de façon à ne pas dénaturer votre environnement proche.

en stalle :
C’est certes l’hébergement en intérieur le plus économique mais aussi le plus inconfortable pour les chevaux qui sont attachés face au mur et le moins sécuritaire (risque de bottage , tiquage fréquent, développement de l’agressivité et de la crainte sans compter les risques de contamination accrus dus à la proximité des voisins)

en box :
L’entretien de la litière se fait tous les jours, les crottins sont retirés avant de repailler. Le box est curé en moyenne une fois par semaine.

en écurie intérieur :
C’est l’hébergement le plus sécurisant pour les débutants (un cheval échappé n’ira pas loin dans l’écurie), fonctionnel, il met à l’abri des intempéries le personnel. Par contre la ventilation n’est pas toujours suffisante les portes fermées et les maladies s’y propagent vite et l’éclairage est souvent insuffisant. La configuration doit être bien étudiée afin que les chevaux ne s’ennuient pas, ne tiquent pas, ne perdent pas le moral. Le plus souvent adoptées, les portes coulissantes offrent un encombrement moindre lors du passage ou du pansage et semble plus sécuritaire à condition que les rails soient suspendus et non dans le sol. Le barreaudage en partie supérieure sur la façade et sur 1 séparation sur 2 résout le problème d’isolement que peut procurer le box d’intérieur. Il faut aussi que l’animal passe la tête par sa porte à l’aide d’une grille col de cygne car sa curiosité est satisfaite et son moral maintenu.
La conception des boxes intérieurs réunissant le plus d’atouts actuellement est la conception sur cadre métallique à remplissage de planches en bois massif traité en autoclave emboîtées.
En effet, le cadre métallique de 5 cm de large assure un parfait maintien de la paroi, et le bois lui confère un aspect esthétique chaleureux et sain, et d’une durabilité garantie 10 ans contre le pourrissement et les insectes lorsqu’il est traité en autoclave. Outre le coût moins élevé par rapport à la construction "en dur", ce type de construction peut être réalisée sur mesure car certains fabricants proposent que vous dessiniez votre écurie pour vous la réaliser en kit. De plus, ils proposent des configurations à la demande avec une évolution qui permet un curage en temps record (façades et séparations coulissantes pour le spécialiste " La Maison du Cheval ").
Les barreaux doivent répondre à un impératif de solidité et d’espacement : Ils doivent être constitués de tube 15/21 et espacés de 60mm maxi. En effet le danger des grilles ne répondant pas à ces critères de sécurité est le passage d’un membre entre les barreaux et la rupture d’un barreaux entraînant la blessure évidente.
Pour examiner le meilleur fabricant de boxes intérieurs, il ne faut pas uniquement analyser le prix, il convient aussi de comparer :

  • :L’épaisseur et la nature des matériaux,
  • La dimension des portes (passage sous porte),
  • La hauteur des cloisons séparatives.

en écurie extérieur :
C’est le type d’écurie le meilleur pour le confort des chevaux car la ventilation y est généralement satisfaisante. Le bois est aussi le champion dans la catégorie des boxes extérieurs. Son pouvoir isolant (voir chapitre qualités principales d’une écurie), l’atmosphère saine et naturelle , leur ouverture sur l’extérieur participe au bien-être des chevaux. L’esthétique chaleureux vous permet de les intégrer à votre environnement proche. Son coût beaucoup moins élevé que la maçonnerie et sa solidité dans le temps par le traitement autoclave des bois lui permet d’être une alternative très intéressante. Attention, nous parlons bien d’une ossature bois incluant une charpente et des poteaux bois massif de section minimum 140X140 mm avec des poteaux tous les 1, 50 m et des planches de 3 à 4cm d’épaisseur. En effet, cette conception est beaucoup plus solide que l’ossature métallique .Il faut tout de même penser à l’isolation sous toiture et la hauteur au faîtage qui doit atteindre les 3.40m minimum pour un renouvellement d’air suffisant qui est déterminant pour la santé respiratoire des équidés très sensibles aux poussières stagnantes sources de maladies pulmonaires.(voir qualités principales d’une écurie " de la température ".
Les séparations des boxes extérieurs doivent être pleines bois de façon à éviter les courants d’air lorsque le volet des portes fermières est ouvert. La porte décalée par rapport à la façade lui permet de s’isoler pour le repos. Cependant, le seul inconvénient des constructions bois est la tendance des chevaux à mordre dans le bois . C’est pourquoi, le choix d’un fabricant proposant des protections de poteaux par cornières galvanisées et des cloisons et portes sur cadres métalliques s’imposent. Les portes seront aussi doublées d’une plaque galvanisée afin de les protéger du bottage. Le barn américain Pour conserver l’esthétique chaleureux des boxes extérieurs avec le bardage bois (avec toutes ces qualités listées précédemment), et pour construire des écuries de plus grande capacité dans un espace minimum en aménageant l’intérieur en boxes faces à faces.

le BARN AMERICAIN
est de plus en plus adopté par les cavaliers. Il combine les avantages de l’écurie extérieure avec des volets qui ouvrent sur l’extérieur et des portes coulissantes barreaudées à l’intérieur pour suivre la vie de l’écurie. De plus, le nec plus ultra de ces écuries réside dans la mécanisation du curage par des séparations coulissantes dans le couloir de service. Vous passez votre machine en une seule fois et chargez le fumier en bout d’écurie par la cloison extérieure elle aussi coulissante.Pour une ambiance bois saine et vivante.Maintenant à vous de faire votre choix !